{"id":5596,"date":"2016-03-14T09:48:45","date_gmt":"2016-03-14T09:48:45","guid":{"rendered":"https:\/\/logistical.dz\/?p=2421"},"modified":"2016-03-14T09:48:45","modified_gmt":"2016-03-14T09:48:45","slug":"news-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/logistical.dz\/?p=5596","title":{"rendered":"Ports secs: Le diktat des compagnies maritimes \u00e9trang\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Ports secs: Le diktat des compagnies maritimes &eacute;trang&egrave;res<\/strong><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"https:\/\/logistical.dz\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/arton24.jpg\" rel=\"\" style=\"\" target=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"arton24\" class=\"size-medium wp-image-2454 alignleft\" height=\"199\" src=\"https:\/\/logistical.dz\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/arton24-300x199.jpg\" style=\"\" title=\"\" width=\"300\" \/><\/a>Le transport maritime va mal. La cr&eacute;ation de ports secs serait un autre avatar de ce mal qui ronge ce secteur, &agrave; en croire M. Mohamed Benboushaki, pr&eacute;sident du groupement portuaire et directeur de la marine marchande et des ports au minist&egrave;re des Transports. Il a annonc&eacute; hier le gel de la cr&eacute;ation de nouveaux ports secs, sur d&eacute;cision du CPE le 15 f&eacute;vrier dernier pour r&eacute;am&eacute;nager la gestion des surfaces de stockage extra-portuaires.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tIl a expliqu&eacute; hier dimanche &agrave; la radio nationale que la cr&eacute;ation des ports secs qui co&ucirc;tent au Tr&eacute;sor public deux milliards de dollars par an a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;e par les pouvoirs publics &agrave; travers un Conseil interminist&eacute;riel en 2009 pour d&eacute;sengorger le port d&#39;Alger qui &eacute;touffait. Mais, il pr&eacute;cise qu&#39;&agrave; l&#39;&eacute;poque, &laquo; c&#39;&eacute;tait permettre aux entreprises portuaires d&#39;ouvrir ces ports secs &agrave; Alger seulement &raquo;. Par la suite, ils se sont multipli&eacute;s dans les autres r&eacute;gions du pays. Aujourd&#39;hui, il existe 15 ports secs pour le port d&#39;Alger seulement. &laquo; Nous avons tir&eacute; la sonnette d&#39;alarme, car les tarifs &eacute;taient prohibitifs et sont pass&eacute;s du simple au double &raquo;, a-t-il dit. &laquo; Les gestionnaires des ports secs imposent des tarifs quatre, voire cinq fois plus &eacute;lev&eacute;s &raquo; que ceux appliqu&eacute;s par les entreprises portuaires alg&eacute;riennes.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tDans la m&ecirc;me foul&eacute;e, &laquo; les conteneurs trait&eacute;s dans les entreprises portuaires ont &eacute;t&eacute; multipli&eacute;s par cinq par les ports secs, donc les ports perdent &eacute;norm&eacute;ment d&#39;argent &raquo;, ajoute M. Benboushaki qui a d&eacute;clar&eacute; que &laquo; ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; le 15 f&eacute;vrier dernier, c&#39;est geler l&#39;octroi de demandes d&#39;ouverture de ports secs &raquo;. &laquo; On ne donne plus et on n&#39;ouvre plus &raquo; de ports secs, a-t-il affirm&eacute;.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tPourtant, la d&eacute;cision de mettre un frein &agrave; la cr&eacute;ation de ports secs, cr&eacute;&eacute;s en 2011 par une directive du directeur g&eacute;n&eacute;ral des douanes, a &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; annonc&eacute;e en avril dernier par l&#39;ex-ministre des Finances Mohamed Djellab. Il avait, le 2 avril 2015 annonc&eacute; devant les parlementaires que l&#39;administration des douanes a suspendu la d&eacute;livrance des autorisations de ports secs aux op&eacute;rateurs du commerce ext&eacute;rieur dans le cadre d&#39;un plan de r&eacute;organisation de ces espaces destin&eacute;s au stockage des conteneurs.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tIl a pr&eacute;cis&eacute; que cette d&eacute;cision, en vigueur depuis fin f&eacute;vrier 2015, se poursuivra jusqu&#39;&agrave; l&#39;ach&egrave;vement de l&#39;op&eacute;ration d&#39;&eacute;valuation de ces espaces afin de d&eacute;terminer leur capacit&eacute; d&#39;adaptation aux besoins actuels. Pour lui, &laquo; les douanes &oelig;uvrent &agrave; travers cette op&eacute;ration &agrave; la r&eacute;vision de la r&eacute;partition g&eacute;ographique afin de r&eacute;aliser un plus grand &eacute;quilibre et pourvoir la ressource humaine n&eacute;cessaire &agrave; un meilleur encadrement &raquo;.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tPar ailleurs, le directeur de la marine marchande au minist&egrave;re des Transports a rappel&eacute; d&#39;abord qu&#39;il faut &laquo; encadrer l&#39;activit&eacute; dans ces ports secs &raquo;. Un dispositif intersectoriel sera mis en place pour &laquo; voir ce qui se passe dans ces ports secs et revoir l&#39;opportunit&eacute; de ces ports secs qui doivent &ecirc;tre li&eacute;s aux ports humides &raquo;. Il a par ailleurs indiqu&eacute; que le gel, comme mesure conservatoire, de &laquo; nouvelles autorisations d&#39;ouverture de ports secs &raquo;, et les ports humides doivent &agrave; leur tour &laquo; &eacute;mettre un avis avant le transfert des marchandises vers les ports secs &raquo;, et &laquo; le transfert sera l&#39;exception &raquo;. En fait, l&#39;activit&eacute; des ports secs est encadr&eacute;e par une directive de l&#39;ex-directeur g&eacute;n&eacute;ral des douanes, Mohamed Abdou Bouderbala, actuellement &laquo; patron &raquo; d&#39;Air Alg&eacute;rie. Parue au JO du 12 juin 2011, elle stipule en son article 2 que &laquo; le port sec constitue un d&eacute;p&ocirc;t temporaire extra-portuaire, consid&eacute;r&eacute; comme un prolongement naturel des ports maritimes. Il ne peut &ecirc;tre rattach&eacute; qu&#39;&agrave; un seul port.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tLe port sec peut &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;, apr&egrave;s accord pr&eacute;alable du directeur g&eacute;n&eacute;ral des douanes, par l&#39;autorit&eacute; portuaire ou les consignataires de cargaisons, d&eacute;nomm&eacute;s ci-apr&egrave;s les exploitants. &laquo; L&#39;article 3 stipule en outre que &laquo; le port sec n&#39;est ouvert qu&#39;aux marchandises conteneuris&eacute;es import&eacute;es, destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre export&eacute;es ou r&eacute;export&eacute;es, dans les conditions que l&#39;exploitant n&eacute;gocie dans un cadre conventionnel &raquo;. (Cf. JO n&deg; 33 du 12 juin 2011). Le probl&egrave;me du surnombre de ports secs et les co&ucirc;ts prohibitifs pratiqu&eacute;s par les compagnies g&eacute;rantes, dont des armateurs maritimes, doit &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute; en urgence, estime M. Benboushaki pour qui il faut mettre en place des &laquo; mesures intersectorielles pour r&eacute;guler ce probl&egrave;me &raquo;. &laquo; L&#39;Alg&eacute;rie transporte seulement 2% de ses besoins, et nous sommes sous le diktat des compagnies maritimes qui ont ouvert des ports secs &raquo;, a-t-il reconnu. Il pr&eacute;cisera que les secteurs du commerce, les douanes et les transports &laquo; sont concern&eacute;s, car les tarifs sont prohibitifs. Il faut agir et tr&egrave;s vite &raquo;, pr&eacute;conise-t-il et propose d&#39;aligner les &laquo; tarifs des ports publics sur ces ports secs et harmoniser les tarifs et &eacute;viter les d&eacute;rapages &raquo;. De plus, &laquo; l&#39;investissement dans les ports secs sera r&eacute;serv&eacute; aux ports humides.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tOn ne peut transf&eacute;rer les conteneurs sans l&#39;avis des ports concern&eacute;s &raquo;, a-t-il ajout&eacute; en pr&eacute;cisant qu&#39;un texte dans ce sens &laquo; est en pr&eacute;paration, car il y a urgence &agrave; agir &raquo;. &laquo; On va essayer de renforcer le contr&ocirc;le et aligner les tarifs sur les ports publics &raquo;, a-t-il affirm&eacute;. Il annoncera que le port de Bejaia va ouvrir une grande plateforme logistique &agrave; un co&ucirc;t de 450 millions de DA.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tSur la question des surestaries dues au retard de d&eacute;barquement des navires et leur long s&eacute;jour en rade, il a estim&eacute; qu&#39;il &laquo; faut traiter le probl&egrave;me globalement. Nous sommes en train de voir comment r&eacute;gler ce probl&egrave;me et le guichet unique va nous permettre de r&eacute;gler au moins 30% de ce probl&egrave;me &raquo;. Sur le volet de la restructuration de la marine marchande, il a soulign&eacute; que &laquo; le salut va venir de la formation. On a un plan de formation &raquo; pour former les &eacute;tats-majors et &laquo; on va ouvrir une fili&egrave;re de shipping &raquo;, a-t-il expliqu&eacute; en ajoutant que le renforcement du pavillon national se fera par l&#39;acquisition de 18 bateaux qui seront prochainement r&eacute;ceptionn&eacute;s. Cela devrait renforcer la flotte nationale qui va ainsi g&eacute;rer &laquo; 30% de nos besoins d&#39;ici &agrave; 2020 &raquo;, selon M. Benboushaki. Actuellement, 98% du transport maritime de marchandises vers l&#39;Alg&eacute;rie est assur&eacute; par des compagnies &eacute;trang&egrave;res avec une ardoise moyenne de 4 milliards de dollars par an. La perte de l&#39;ancienne flotte de la marine marchande alg&eacute;rienne est &laquo; un d&eacute;sinvestissement qui a concern&eacute; toute l&#39;Alg&eacute;rie &raquo;, a-t-il observ&eacute;. Pour autant, il reste optimiste en rappelant que &laquo;18 bateaux vont arriver prochainement. Il y a un plan d&#39;urgence valid&eacute;&raquo;, a-t-il ajout&eacute; avant de rappeler, sur le choix du site du nouveau grand port du centre du pays, que cela a &eacute;t&eacute; &laquo; un choix scientifique, qui ob&eacute;it &agrave; des imp&eacute;ratifs. Il va apporter beaucoup de dynamique, avec 6 millions de boites&raquo;. En outre, &laquo;ce port va apporter &eacute;norm&eacute;ment au niveau de la r&eacute;gion par rapport aux autres ports de la M&eacute;diterran&eacute;e&raquo;. De plus, &laquo;le financement est l&agrave;, et le comit&eacute; de pilotage a &eacute;t&eacute; install&eacute;, il va &eacute;laborer les documents qu&#39;on va pr&eacute;senter au CPE pour le valider d&#39;ici le mois prochain &raquo;. M. Benboushaki a enfin soulign&eacute; sur ce projet que &laquo;l&#39;effort est mis sur ce projet et le coup d&#39;envoi des travaux, qui vont durer quatre ans, sera donn&eacute; en 2016&raquo;.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tpar Yazid Alilat\n<\/p>\n<p>\n\tLe quotiden d&rsquo;oran 07 mars 2016\n<\/p>\n<p>\n\thttps:\/\/www.lequotidien-oran.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ports secs: Le diktat des compagnies maritimes &eacute;trang&egrave;res Le transport maritime va mal. La cr&eacute;ation de ports secs serait un autre avatar de ce mal qui ronge ce secteur, &agrave; en croire M. Mohamed Benboushaki, pr&eacute;sident du groupement portuaire et directeur de la marine marchande et des ports au minist&egrave;re des Transports. 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